De Riobamba à Cuenca

Publié le 3 Août 2009



¡ Hola !

Il a plu une grande partie de la nuit et ce matin, même si le temps reste couvert, au moins plus rien ne tombe du ciel et c’est tant mieux car je dois faire un bon km avec mes deux sacs pour rejoindre la gare routière.

Faites avec moi ce voyage en bus de 6h qui a délesté ma bourse de 6$… Comme vous pouvez le constater, en Equateur ce n’est pas trop difficile d’évaluer le prix des trajets en bus : vous regardez la durée en heures et vous transformez plus ou moins en $.

Quittons Riobamba et suivons cette route généralement bordée de champs dont certains sont roses. Ce sont des champs de Quinoa, cette plante change de couleur en fonction de la maturité de ces graines. J’aime beaucoup ces carrés de couleurs qui égaient le paysage !


Ma voisine de bus, indigène portant l’habit traditionnel, me demande si je veux bien mettre mon chapeau de feutre sur la tête… Il semble que ça lui fasse plaisir qu’une étrangère porte ce chapeau et je m’exécute volontiers. Cette dame voyage avec son petit fils sur les genoux, un gamin de 4 ou 5 ans. J’apprends qu’elle se rends chez son fils à Alausi.

Champs, hameaux, villages, gorges se succèdent.


Je change de voisine de bus, celle ci est indigène et porte l’habit traditionnel. Elle me demande si je veux bien mettre mon chapeau de feutre sur la tête… Il semble que ça lui fasse plaisir qu’une étrangère porte ce chapeau et je m’exécute volontiers. Ça vous rappelle quelque chose de déjà lu ? Moi ça me rappelle quelque chose de déjà vécu ! Celle-ci voyage seule et est très intéressée par les photos que je fais avec mon appareil… Je lui montre presque chacune d’entre elles sur le petit écran. Puis on se sert la main. Adios. Et elle descends dans un village dont je n’ai pas vu le nom. Était-il seulement indiqué ?

Petit à petit le paysage évolue, moins de cultures, plus de pâturages…


Moins de quinoa et de maïs, plus de blé. Il est d’ailleurs mûr et à plusieurs endroits, soit il est coupé soit les fenaisons sont en-cours, fenaisons faites à la main dans la plupart des cas.


Puis le paysage devient plus vert, plus plat.


Et nous voici à Cuenca.

Après m’être installée à l’hôtel, La Casa Cuencana, tenue par Marta et ses trois filles, je suis partie balader dans la ville afin de m’imprégner de l’atmosphère de celle-ci. Pause thé, gâteau. Décidément cette ville me plait. Elle a du cachet, de l’allure et une ambiance touristique décontractée, présente sans excès.

Je décide d'aller manger dans un resto repéré dans l'après-midi. Il semble que je ne sois pas la seule à l'avoir remarqué : il est plein ! L'avantage lorsqu'on voyage seule c'est qu'il est aisé de vous trouver une table même dans un resto bondé : on sépare une petite table d'une autre et me voilà installée. Buenas noches. Where do you come from ? La discution est lancée avec mes quasi-voisins de table, deux autrichiens, père et fils, en vacances. Une bonne soirée à parler anglais (si Murielle, c'est possible) en complétant avec quelques mots d'espagnol : je cherche le mot qui me manque dans mon petit dictionnaire español-francès et ils le traduisent à l'aide de leur petit dictionnaire autrichien-espagnol… On a tous appris de nouveaux mots ! Une excellente soirée.

Allez, c’est promis, demain je fais plein de photos des rues. En attendant les photos "des villes", vous pourrez voir les photos "des champs" en cliquant ici.

¡ Hasta Pronto !



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Rédigé par Laélie

Publié dans #Equateur

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